Après avoir vu plusieurs photos et anecdotes, voici un récit un peu plus détaillé de cette expérience en Argentine… ou plutôt de cette expérience à Buenos Aires qui, vous me contredirez si besoin, n’est pas représentative de tout le pays.
Envoyées sur place pour le travail, nous nous prévoyons, ma collègue et moi-même, 4 jours de visite intensifs juste avant le congrès qui est le réel but de notre présence.
Nous prenons American Airlines depuis Montréal vers New york puis de New york à Buenos Aires. American Airlines n’arrive pas à s’organiser et nous partons finalement vers Miami où notre correspondance et reportée 9h plus tard…
…ce qui nous permet donc de visiter en détails miami comme je vous en parlais ici.
Nous arrivons à Buenos Aires avec une journée de retard… et nos jours de visite sont réduits à 3 petits jours (et quelques pointes de visite entre deux conférences).
Dans la suite de ce billet, je vais vous parler de différents endroits que nous avons visités. Voici donc une carte pour vous repérer :
Le dimanche matin, belle journée, nous partons visiter le quartier de San Telmo (cercle vert fluo) et ce fut un choix judicieux puisque c’est jour de marché. Et on ne plaisante pas avec le marché à Buenos Aires, c’est immense ! De manière générale, on y retrouve beaucoup d’antiquités, de vieilleries en tout genre, mais aussi des bijoux, des pots à maté, peu de nourriture, et des tas de brics et de brocs.
Sur cette photo, on peut voir la vente de pots à Maté. Le maté est en réalité une infusion que l'on met dans ces pots mais avec une quantité très faible d'eau comparé à l'impressionnant volume d'herbes que l'on met. Ensuite, une "paille" spéciale dotées de plusieurs trous à son extrémité permet d'aspirer l'infusion en filtrant les herbes.
Dans l’après midi, direction le quartier de la Boca (cercle rouge) très réputé pour ses maisons colorées.
J’avais d’ailleurs vu un reportage sur Buenos Aires expliquant l’origine de ces maisons colorées : la Boca étant près du port, les habitants récupéraient les restes de peintures et ne pouvant pas prévoir la quantité de peinture qu’ils auraient à disposition, ils peignaient tantôt dans une couleur, tantôt dans une autre.
Cependant, une autre source indiquait qu’il ne s’agissait « que » du travail d’un artiste qui avait rendu le quartier ainsi.
Choisissez la version que vous préférez, moi j’ai un faible pour la première.
Bien que rendu très touristique du fait de sa spécificité colorée, c’est l’endroit de Buenos Aires que j’ai préféré sans aucun doute.

Evidemment, comme tout bon quartier touristique de BA, nous avons eu droit à du tango de rue.
Le lendemain, nous visitons tout le quartier de retiro et de recoletta (cercles orange et violet) mais peu de choses m’interpellent car je ne suis pas sensible à l’architecture des bâtisses.
Floralis generica, sculture metallique s’ouvrant et se fermant selon l’heure de la journée. 2002.
J’aurais souhaité revenir la prendre en photo de nuit mais c’est l’endroit où ma collègue et moi nous sommes faites agressées par deux loubars (sans aucun dommage) et –étrangement- ça ne m’a pas donné envie de revenir. Voici donc ce à quoi cela doit ressembler de nuit, d’après google :

(image concerttee.com)
Un impressionnant Yuca trône au milieu de la place San Martin (cercle orange). Ce yuca est désert dans le sens où les autres yuca que j’ai vus sont habités par des sans abris qui profitent du semi-confort de ces énormes racines pour y établir un chez-eux.
Les jours qui ont suivis ont été moins agréables puisque la pluie n’a jamais cessée. Nous avons alors visité le congrès argentin (cercle bleu clair, visite guidée en espagnol… j’ai pas vraiment tout compris…). Le congrès n’a rien de bien particulier par rapport au canadien.
Le plus joli étant la bibliothèque qui contient notamment l’horloge de louis XIV que vous avez pu voir ici.
Cependant, et on peut étendre ce propos à toute la ville, les argentins ne soignent vraiment pas le détail qui fait passer un monument de « beau » à « exceptionnel ». En effet, dans cette bibliothèque, ils ont laissé des vieux ordinateurs trainer, les livres étaient à l’envers, des gros câbles électriques passaient au milieu des boiseries sans être cachés ni peint… C’est bien dommage car c’est une belle bibliothèque qui me rappelait celle d’Ottawa (bien plus grandiose !).
Le reste du temps de ce voyage aura été consacré à la conférence et tant mieux puisque la pluie n’a jamais cessé… jusqu’à notre départ où un beau soleil et ciel bleu réapparaissait enfin.
En conclusion de cette aventure à Buenos Aires, je réitère mon goût pour les visites des campagnes à la découverte de paysage plutôt que les visites des villes qui, dans le fond, se ressemblent toutes. Surtout l’envergure de Buenos Aires qui compte 3 millions d’habitants et qui est obligée de se mettre au rythme des autres grandes villes. Les influences européennes sont nombreuses puisque ce sont les européens qui ont forgé cette ville, mais l’Amérique n’a sans aucun doute bien ancré ses manières de fonctionner également.
Il est frustrant, de mon point de vue, d’aller aussi loin (13h d’avion que diable !) et de devoir être à l’affut des différences… Nous sommes comme eux. Ils sont comme nous. Peu de dépaysement.
J’avoue que la petite agression que nous avons eu et le temps qui a vraiment été médiocre ont quelque peu entaché mon souvenir de Buenos Aires mais j’attends d’aller voir ce qui m’intéresse vraiment : ce qu’il y a autour des villes pendant un vrai voyage…